Épargne et vous : Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP)

Épargne et vous : Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP)
Vendredi 05 juin 2015

Pour ce nouvel épisode de votre rendez-vous hebdomadaire Epargne et Vous, Philippe Crevel, économiste et secrétaire général du Cercle de l'Epargne, présente le dispositif d'investissement locatif LMNP. Un bon moyen pour les particuliers de louer un bien immobilier en bénéficiant d'une fiscalité attrayante.

L'immobilier c'est la pierre bien sûr, mais c'est aussi un nombre impressionnant de dispositifs d'investissement locatif parfois difficiles à appréhender. Parmi les régimes existants (Malraux, Pinel, Censi-Bouvard), Philippe Crevel vous présente aujourd'hui les principales caractéristiques du LMNP (loueur en meublé non professionnel). Un dispositif avantageux de par sa fiscalité et sa souplesse vis-à-vis de la gestion locative.

Les conditions

Comme son nom l'indique, il ne faut pas être professionnel pour pouvoir investir en LMNP. « Cela veut dire qu'il ne faut pas être inscrit au registre du commerce et des sociétés en tant que loueur », précise notre spécialiste. Par ailleurs, les revenus tirés de cette location ne devront pas dépasser 23.000 euros par an ou 50% des ressources du bailleur.

Autre point important pour être éligible au dispositif, le bien mis en location doit être meublé. « Mais la réglementation est assez souple,tempère le secrétaire général du Cercle de l'Epargne. Il faut simplement que le locataire puisse y vivre, y dormir. » Attention toutefois, un décret fixant la liste des meubles indispensables dans ces logements meublés est attendu dans les prochains mois.

La fiscalité

En matière d'imposition, l'intérêt du LMNP est réel. L'investisseur peut déclarer ses revenus en BIC (bénéfices industriels et commerciaux) et non au régime foncier qui peut être contraignant. Et dans cette catégorie des BIC, « vous avez deux solutions », ajoute l'économiste.

Vous pouvez opter pour le régime micro-BIC et donc bénéficier d'un abattement de 50% sur vos revenus locatifs. Mais ce statut souffre d'un inconvénient, prévient Philippe Crevel : « Vous ne pouvez pas déduire les charges ni faire d'amortissement. Ce régime est donc intéressant si vos charges sont inférieures à 50% de vos revenus. »

L'autre possibilité est de choisir le régime réel. Avec cette option, vous pouvez déduire vos charges et amortir vos biens immobiliers. « Ainsi vous pouvez réduire vos revenus imposables, voire dégager du déficit qui peut être reportable sur les années suivantes », précise le secrétaire général du Cercle de l'Epargne. A savoir : ce régime devient obligatoire à partir de 32.900 euros de recettes locatives annuelles.

(http://www.toutsurlesplacements.com – Julien Moro – Jeudi 28 mai 2015)


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