La vraie menace sur l'assurance-vie

La vraie menace sur l'assurance-vie
Jeudi 6 octobre 2016

L'assurance-vie est une vache sacrée. C'est le placement préféré des Français : plus de 14 millions de personnes ont souscrit un contrat pour préparer leur retraite ou transmettre leur épargne à leurs proches.

Mais c'est aussi un magot pour l'Etat : 1.600 milliards d'euros, dont une grande partie est investie dans les obligations du Trésor, avec des prélèvements réguliers qui font le bonheur de Bercy. C'est enfin l'un des produits préférés des banquiers et des assureurs : simple, fidélisant et facile à vendre. Autant dire qu'on ne touche pas impunément à l'assurance-vie.

Du coup, quand certains ont appris que le gouvernement envisageait de bloquer les retraits, en cas de circonstances exceptionnelles, ils ont poussé des hauts cris, fustigeant un projet inique et liberticide. Rien que ça ! Que raconte donc cet amendement, passé presque inaperçu dans la torpeur de l'été ? Il prévoit que, en cas de brusque remontée des taux d'intérêt, les autorités publiques puissent temporairement suspendre ou limiter les rachats et arbitrages des particuliers sur leur contrat. Une mesure de précaution qui permettrait de prévenir un crash de l'ensemble du système financier. Si des assureurs fragiles font face à des demandes de rachat soudaines et massives, ils seraient en effet tenus de liquider leurs portefeuilles pour les honorer. Et la spirale de la crise financière serait alors enclenchée.

Evidemment, personne n'apprécierait d'être empêché de récupérer toute une partie de ses économies, même de façon temporaire. Mais c'est sans doute le prix à payer dans un univers financier totalement chamboulé. Nous vivons dans un monde où la notion d'actifs sans risques a volé en éclats, où les investisseurs sont prêts à payer pour prêter de l'argent et où les rendements de l'épargne peuvent être négatifs. Dans ce monde-là, la moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres. Pas besoin d'aller chercher très loin les mauvais souvenirs. Les déboires des fonds monétaires dynamiques, les files d'attente aux guichets des banques grecques, le gel de fonds immobiliers après le Brexit... Tous ces épisodes sont là pour rappeler la dangerosité des effets de panique et de contagion.

(Les Echos – Guillaume Maujean – 27 septembre 2016)

NDLR : Avec cette menace importante sur l’assurance vie, il est important de se réfugier vers des valeurs stables, avec de forts rendements, comme la Location en Meublé Non Professionnel (LMNP). Avec le Groupe Réside Études, l’investissement en résidences services peut vous rapporter jusqu’à 4,25 % HT/HT (1) de revenus indexés. Le plus du Groupe est la garantie de ces revenus locatifs protégeant parfaitement les propriétaires de tous les risques : les loyers sont versés régulièrement conformément au bail de neuf ans signé avec le Groupe Réside Études et ses filiales. En fonction de la situation, l’investisseur peut choisir l’option amortissement ou Censi-Bouvard.


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