Quand les seniors assurent la croissance de la France

Quand les seniors assurent la croissance de la France
Vendredi 24 février 2017

Plus de 60 ans, l’âge d’or ? Pour les investisseurs certainement : avec leurs revenus en moyenne supérieurs à ceux du reste de la population, et leur consommation, les seniors font tourner l’économie.

Les chiffres sont incontestables : les plus de 60 ans prennent du poids… dans la démographie mondiale ! Le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus devrait ainsi passer de 605 millions en 2000 à 2 milliards à 2050 et leur proportion dans la population mondiale doublera, en passant d’environ 11 à 22%. Ce vieillissement général s’explique à la fois par l’allongement continu de l’espérance de vie, mais aussi par la baisse de la natalité : pour la première fois de l’histoire de l’humanité, il y aura en 2020 plus de personnes âgées de plus de 60 ans que d’enfants de moins de 5 ans.

Révolution démographique

De nombreux pays se sont déjà mobilisés pour s’adapter à cette situation, comme le Japon qui a été concerné avant les autres : la proportion des plus de 60 ans est passée de 5 à 20% de la population entre les années 1950 et les années 1990. En Europe, les pays nordiques, très en pointe sur les sujets sociétaux, ont été les premiers à réagir, avec l’aménagement des villes et l’intégration sociale des personnes âgées.

Quant à la France, bien qu’elle connaisse un taux de natalité plus élevé que la moyenne européenne, elle n’échappe pas à cette révolution démographique. Elle a commencé à s’y préparer. Tout d’abord, en retardant progressivement l’âge de départ en retraite et en allongeant la durée de travail nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein. Paradoxalement, le vieillissement général s’accompagne d’un rajeunissement de chacun : « Les seniors se sentent 10 ans de moins que la réalité et veulent vivre selon cet âge ressenti », décrypte Hervé Sauzay, président de l’Institut français des seniors.

En meilleure santé, avec des revenus financiers en moyenne supérieurs à ceux du reste de la population, les plus de 50 ans représentent 52% de la consommation du pays. « Il faut désormais penser davantage en styles de vie qu’en âge : les seniors traditionnels ou les “ boobos ” (boomers bohèmes, issus du baby-boom) qui suivent l’évolution de la société », explique Serge Guérin, sociologue et auteur de plusieurs ouvrages sur la « silver économie ». Beaucoup d’entreprises ont donc adapté leur offre et leur marketing pour attirer ou conserver cette clientèle convoitée. Les initiatives se multiplient : le Salon des seniors, qui se tient chaque printemps porte de Versailles, a vu sa fréquentation doubler en cinq ans et attire 50.000 visiteurs en quatre jours. Mais attention à ne pas tomber dans le raccourci simpliste d’une génération consumériste et égoïste. D’après l’Observatoire Cetelem 2016, près de 80% des seniors européens contribuent occasionnellement ou régulièrement aux dépenses ou à l’épargne de leurs enfants ou petits-enfants, ou leur donnent un coup de pouce pour l’achat de la résidence principale. « Ils veulent rester utiles, c’est aussi une manière de conserver le lien social, de ne pas s’isoler ! » reprend Hervé Sauzay.

Vraie filière économique

Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics se sont emparés du sujet et essaient de faire du vieillissement un relais de croissance pour l’économie française. Le gouvernement a créé en 2013 un contrat de filière silver économie afin de créer un écosystème, de faire émerger un grand marché en France et aussi d’exporter ce savoir-faire. Et le parlement a promulgué le 29 décembre 2015 une loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement pour prévoir les répercussions du vieillissement et accompagner dans les meilleures conditions les seniors pendant cette période en adaptant la société dans différents domaines (l’habitat, le transport, le social).

La génération des baby-boomers (née entre 1945 et la fin des années 1960) est la première à accompagner ses parents dans le grand âge et la dépendance. Une étape parfois douloureuse, qui déclenche la volonté d’anticiper son propre vieillissement et de ne pas se laisser surprendre.

Les seniors font non seulement partie du patrimoine national, mais ils sont la croissance de demain, et les investisseurs ne doivent pas manquer cette opportunité à travers l’immobilier.


(Challenges - Sandra Mathorel - 22 février 2017)


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