Retraite : les Français épargnent beaucoup mais mal

Retraite : les Français épargnent beaucoup mais mal
Mardi 26 novembre 2013


Pessimistes sur leur avenir financier et manifestant une forte aversion au risque, les Français épargnent le plus en Europe, d’après une étude mondiale de BlackRock. Mais, cette épargne, de court terme et peu rémunérée, reste largement insuffisante pour couvrir leurs besoins financiers une fois à la retraite.


C’est le paradoxe ! Plus fourmis que cigales, les Français épargnent davantage, en proportion de leur revenu disponible, que tous les autres Européens interrogés dans le cadre d’une récente étude internationale de BlackRock. Mais, en même temps, nos compatriotes demeurent les moins bien préparés pour leur retraite. Car cette épargne, de court terme et peu rémunérée, ne leur permettrait que très partiellement de couvrir leurs besoins financiers une fois à la retraite.

L’enquête de BlackRock, intitulée Global Investor Pulse, porte sur un échantillon représentatif de 17.600 personnes, âgées de 25 à 74 ans dans 12 pays dans le monde (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Italie, Belgique, Pays-Bas, Suisse, Taïwan, Hong Kong et Australie), dont 1.000 interviewés en France.

Plus nombreux à préparer leurs vacances que leur retraite

Sans réelle surprise, c’est en France que le pessimisme domine. Ainsi, 63 % des Français interrogés envisagent leur avenir financier avec inquiétude, bien au-delà de la moyenne de l’ensemble des pays étudiés (48 %). A l’autre bout du spectre se situe Hong Kong, le pays le plus optimiste dans ce domaine. Au top des sujets d’inquiétude figurent l’augmentation des impôts et la politique fiscale (pour 49 % des Français interrogés), devant l’état de l’économie française (41 %), la sécurité de l’emploi (27 %) et les prix de l’énergie (22 %).


Dans ce climat anxiogène, plus de la moitié des économies des investisseurs français sont logées «?à l’abri?» des comptes courants ou d’épargne (58 %) et des contrats d’assurance-vie en euros (16 %). Moins d’un quart des Français (23 %) se disent prêts à prendre des risques pour obtenir des rendements plus élevés. Et 9 % seulement de l’épargne française est investie en actions.


Peu enclins au risque, privilégiant l’épargne à court terme, les Français se distinguent ainsi, d’après l’étude, par une «?vision plutôt frileuse de leur situation financière à long terme?». Comme l’illustre le fait qu’ils épargnent avant tout pour les coups durs (42 %) et pour les vacances (27 %). De plus, les Français consacrent davantage de temps à réfléchir à leurs dépenses (71 %) qu’à préparer leur avenir financier. Ils sont, par exemple, bien plus nombreux à préparer leur vacances (36 %) qu’à réfléchir à leur plan de retraite (10 %).


Un écart prononcé entre désir et réalité


Or, ce n’est pas une retraite «?bon marché?» à laquelle ils aspirent. Les futurs retraités français comptent voyager davantage (49 %), passer du temps avec leurs amis (39 %), s’occuper de leurs petits-enfants (37 %) et faire du sport régulièrement (33 %). Ils sont relativement peu nombreux (17 %) à envisager de «?conserver une activité rémunérée?» une fois à la retraite, alors que 23 % des européens interrogés envisagent de travailler pour financer un complément retraite.


L’écart entre désir et réalité dans le domaine de la retraite est particulièrement prononcé en France. «?Il existe une disparité inquiétante entre les attentes des Français, relèvent les auteurs de l’étude, et les actions qu’ils mettent en place pour atteindre leurs objectifs de niveau de vie à la retraite.?»


Les personnes interrogées par BlackRock fixent à 31.000 euros par an le revenu annuel dont leur ménage aura besoin à la retraite pour satisfaire ses attentes. Ce montant dépasse largement le revenu annuel des retraités français aujourd’hui. Selon l’Insee, le revenu moyen d’un retraité s’élève ainsi à 14.600 euros et le revenu médian d’un ménage à la retraite à 18.370 euros.


Un bas de laine insuffisant


Pour atteindre cet objectif de 31.000 euros, les Français estiment qu’un bas de laine de 188.000 euros suffit. Or, d’après les calculs réalisés par BlacRock (voir encadré), qui n’intègre pas les pensions versées par l’Etat et autres régimes complémentaires, il leur faudra en réalité un capital quatre fois plus important, soit 771.000 euros.


En matière de retraite, les Français semblent dans une sorte de déni de la réalité. Pour Gad Amar, directeur de la clientèle distribution chez BlackRock France, «?près de la moitié de la population française a réduit ses attentes de niveau de vie pendant la retraite. Et pourtant, les Français sont environ un tiers à penser qu’ils vont financer leur retraite avec leurs économies alors même que leur appétence à la prise de risques financiers est la plus basse de tous les pays étudiés. Peut-être le moment est-il venu pour eux de réévaluer les effets sur leur épargne du niveau extrêmement bas des taux d’intérêt et de s'intéresser à des placements présentant un potentiel de rendement et de revenus plus élevés sur le long terme.?»

Un bémol toutefois à cette étude. Elle ne prend pas en compte la préparation des Français à la retraite par l’investissement immobilier au travers de l’acquisition de sa résidence principale.


(http://patrimoine.lesechos.fr – Anne-Sophie Vion – 14/11/2013)



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